• Sandrine Scott

Poème des chats

D'une ferme à la grande ville

Croyant un échappement agile

Voulant une famille zoophile

Je finirai tôt ou tard en exil

Sans sécurité, encore d'âge juvénile

Frigorifié, au milieu des pluies d'avril

Malade, blessé, ma vie en péril

On m'a trouvé.


De la chaleur, un réconfort

Finalement, on m'envoie des renforts

Mais comme l'explosion d'un météore

Ma vie se détériore

Clairement, nous sommes en désaccord

À un tel point que je vous déshonore

Alors je m'enfuis encore

Mais une cage m'attends.


Un organisme c'est quoi?

Ces personnes qui me nettoient?

Ces gens qui me pèsent et prennent mon poids?

Ceux qui rient lorsque je mords leur doigt?

Est-ce les chiens autour que j'entends et qui aboient?

J'ai peur, je veux rentrer chez moi.

C'est vrai, je ne peux pas, je n'ai pas ce choix.

Que vont-ils faire de moi?


Des semaines passent

Je ne compte plus, tout me dépasse

On dit que je suis une carcasse

Que je ne fais que prendre de l'espace.

J'ai de la visite et ça me tracasse.

Qui est cette bécasse?

Elle me fait une grimace?

Moi aussi je veux lui en faire une.


Cette fille m'aime bien il paraît.

Elle m'a amené chez elle, quel trajet!

J'ai miaulé jusqu'à notre arrêt.

J'ai peur, et si je m'échappait?

Mais elle me regarde avec ces yeux niais.

Et si elle savait?

Qu'est-ce qui se passera après?

Je ne peux qu'essayer.


Elle me caresse et me cajole.

Je suis pris au piège dans une pachole?

Pourtant, je crois que j'en raffole.

Elle semble calme quand je bouscule les casseroles

Tout doucement, je peux reconnaître sa parole.

Elle m'apporte des babioles.

Je m'amuse même si ça m'affole.

Est-ce que c'est cela le bonheur?


Elle part au travail et me laisse à la maison

Je vais à ma fenêtre en grimpant mon inclinaison

Et je vois un autre chat, une liaison

Il me dit qu'il est dehors depuis 3 saisons,

Qu'il en perd la tête, il perd la raison.

Assez vite, je l'interrompt.

«Ça va bien aller, rêvons.»

J'entends la porte ouvrir.


Je griffe ma nouvelle maman.

Qui questionne mon nouveau comportement.

Elle me suit galamment

Et je lui montre mon ami, évidemment.

Elle parle à un objet métallique précipitamment

Et quelques minutes plus tard, un cage apparemment.

Mon ami est attrapé prudemment.

Un soupir, quel soulage.


Je me frotte sur son pied.

Elle me prend dans ses bras en entier.

Quelle joie de l'avoir sauvé!

Il ne sera pas mort gelé,

Blessé, battu, affamé ou déshydraté.

Ça ne sera pas facile d'être dans le merdier,

Mais il sera si heureux une fois aidé.

Quel bonheur!


Je m'ennuie parfois de l'extérieur.

Je ne veux pas sonner comme un rouspéteur

Pourtant, parfois je m'écœure

De cette vie dite d'intérieur.

Ayant vécu ces événements antérieurs,

Je sais que ma vie et mon cœur

Mérite de ne pas aller ailleurs.

Alors je reste ici.

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